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L'essai de S.T.A.L.K.E.R. 2: Heart of Chornobyl ne pardonne pas

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Laura Kate Dale
25 août 2023

Quand on m'a tendu un ordinateur pour jouer à S.T.A.L.K.E.R. 2: Heart of Chornobyl lors de la gamescom, je n'ai tout d'abord ressenti que souffrance et absence de contrôle. La démo de 15 minutes a commencé avec une scène pendant laquelle je regardais, impuissant, un chien mutiler mes jambes et faire décliner ma santé. Dès que j'ai pu prendre le contrôle de mon personnage, je me suis retrouvé entouré d'anomalies gravitationnelles qui me projetaient violemment en arrière si je ne prenais pas garde à les éviter, mais aussi de zones de radiations déclenchant mon compteur Geiger pour me prévenir d'une autre source de dégâts progressifs.

La démo de S.T.A.L.K.E.R. 2 ne perd pas une seconde avant de plonger le joueur dans son environnement brutal. C'est un monde morne, aride et plein de forces de la nature prêtes à vous tuer à tout moment si vous ne faites pas attention. Bien sûr, vous pouvez toujours jeter des boulons pour créer de brèves fenêtres de temps pendant lesquelles vous pouvez courir à travers les points de gravité, mais le monde lui-même reste un espace à parcourir selon ses propres règles inhospitalières.

Malgré l'inventaire de la démo, rempli d'objets pour me soigner, d'armes et de remèdes contre les radiations, la difficulté restait très élevée. Dans le camp de bandits que j'ai croisé, j'ai à peine eu le temps de me rendre compte qu'on me tirait dessus avant de réaliser que ma santé était presque anéantie, me forçant donc à battre en retraite pour sauver ma vie, en espérant que mon sprint ne me mènerait pas vers un autre terrain dangereux pour ma santé. Mes armes avaient un fort contrecoup et j'étais en infériorité numérique. La survie était loin d'être garantie.

L'essai de S.T.A.L.K.E.R. 2: Heart of Chornobyl ne pardonne pas
Un des changements que j'ai beaucoup apprécié dans cette démo par rapport au S.T.A.L.K.E.R. original, c'est la présence d'une boussole en haut de l'écran qui m'indiquait l'emplacement et la distance des objectifs et points d'intérêts. Si les combats et déplacements sont tout aussi difficiles, cette petite différence rend S.T.A.L.K.E.R. 2 un peu moins intimidant et impossible à naviguer. Pour les personnes comme moi qui sont un peu dépassées par l'étendue des choix qu'offrent les mondes ouverts, avoir des repères pour les objectifs rend le suivi plus facile à gérer.

La démo contient également quelques interactions intéressantes avec des PNJ, pour lesquelles votre manière de répondre reste délibérément vague, ce qui vous permet de prendre des décisions au pied levé. Dans un abri, par exemple, j'ai entendu des coups de feu et j'ai vu une meute de chiens enragés. J'ai imaginé qu'un tireur isolé devait tenter de se défendre, et j'ai décidé de lui venir en aide. Ce choix a ouvert la voie d'une quête optionnelle, me récompensant pour le risque que j'avais pris.

L'essai de S.T.A.L.K.E.R. 2: Heart of Chornobyl ne pardonne pas - Portée
La démo termine avec une course chaotique pour atteindre un bunker afin de survivre in extremis à un orage dangereux. Le ciel est devenu progressivement plus rouge alors que je dévalais des pentes et que je courrais à travers les bâtiments à la recherche d'un refuge. Je m'en suis sorti, mais de peu.

Si 15 minutes ne suffisent pas pour prendre l'ampleur d'un jeu aussi vaste que S.T.A.L.K.E.R. 2, je suis parti avec l'impression que le jeu est tout à fait ce que j'en attendais, ce qui n'est pas une critique. Il est terriblement difficile, et ne laisse aucun répit dans l'exploration de son monde. Le ton morne est intact, voire plus accessible, ce qui est plutôt bienvenu.

Vous pouvez ajouter S.T.A.L.K.E.R. 2: Heart of Chornobyl à votre liste de souhaits dès maintenant sur l'Epic Games Store.