
SteamWorld Heist II propose des combats hilarants mêlant stratégie, bataille navale et plein de robots

En 2015, un studio du nom d'Image & Form créa SteamWorld Heist, un RPG au tour par tour unique en son genre, narrant les aventures d'un groupe de pirates de l'espace. Le jeu a immédiatement conquis le cœur des fans et des critiques, mais les demandes concernant la création d'une suite sont restées sans réponse pendant neuf longues années. Mais aujourd'hui, SteamWorld Heist II troque les confins de l'espace pour la haute mer tout en gardant le concept originel de son système de combat. J'ai eu l'opportunité de tester SteamWorld Heist II lors du Summer Game Fest, et ce que j'ai vu semble être à la hauteur des attentes des fans de longue date.
Cette fois, l'histoire se concentre sur le Capitaine Leeway, chef d'une troupe hétéroclite de marins robotiques qui naviguent sur les eaux de la Grande Mer, une immense étendue d'eau recouvrant l'un des morceaux restant de la planète Terre. L'eau de la mer devient corrosive, ce qui entraîne une raréfaction des ressources, des pénuries, et par conséquent, des conflits majeurs entre la Royal Navy et les autres factions. Leeway et son équipage doivent naviguer à travers ces obstacles et trouver l'origine de la maladie qui contamine les eaux de ce monde.
Le premier élément mis en avant par la démo est le système de combat au tour par tour, que j'ai retrouvé dans la plupart de mes missions au cours du jeu. Chaque membre de l'équipage peut effectuer deux actions par tour, ces dernières comprenant le fait de se déplacer, d'attaquer, ou de recharger une arme si besoin. Ces éléments ont réveillé mon esprit de stratège dès le premier affrontement : devrais-je tirer en premier, ou me mettre à couvert avant ? Si je me mets à couvert, je ne pourrai pas recharger avant le prochain tour, alors que si je tire immédiatement, je pourrai rapidement infliger des dégâts et commencer à me préparer pour ma prochaine attaque, tout en laissant l'équipe à découvert.

Une fois les ennemis vaincus, l'équipage peut se rendre dans la salle suivante, qui contient non seulement une nouvelle ribambelle d'adversaires, mais aussi des plateformes sur plusieurs niveaux. Cette verticalité offre aux joueurs plus d'options stratégiques pour attaquer, mais donne également plus d'angles d'attaque aux ennemis. C'est un ajout intéressant à ce système de combat innovant, ce qui prouve que le jeu a encore plus d'un tour dans son sac cybernétique.
Le nouvel agencement des pièces m'a également permis de jouer avec les mécaniques de déflexion en combat. En effet, je peux utiliser les angles pour faire des tirs indirects impressionnants. Daisy, la sniper de l'équipe, peut viser avec une grande précision grâce à la ligne de visée au bout de son arme. La ligne indique également la trajectoire de la balle après une déflexion, ce qui permet à Daisy d'abattre un ennemi normalement hors de portée. Je me suis éclaté (et le terme est bien choisi) avec ces tirs indirects. C'est très satisfaisant de finir un combat de cette manière.
L'utilité de tous ces éléments s'est vraiment manifestée dans la dernière pièce du tutoriel, qui m'a mis face à un gigantesque boss mécha. L'attaque principale du boss consiste en un tir de missile dévastateur (je pouvais juste faire un tour pour me replacer) et si je m'approchais un peu trop, il pouvait également utiliser quelques attaques normales. Mais il m'a suffi d'un seul coup d'œil pour comprendre les deux faiblesses de ce mécha : la vitre de son cockpit, qui semblait assez fragile pour être détruite en quelques tirs, et un énorme réservoir de carburant rouge sur son dos qui ne demandait qu'à se faire tirer dessus.
Je me suis d'abord concentré sur le cockpit, en le fragilisant peu à peu avec chaque personnage avant qu'il ne se brise en mille morceaux et laisse son pilote exposé aux tirs. Puis je me suis tourné vers le réservoir, et il ne m'a fallu qu'un tir bien placé pour abattre le boss. Mais il ne s'agit là que d'une seule des manières d'aborder ce combat. J'aurais pu viser le réservoir pour briser la vitre, ou j'aurais même pu ignorer le réservoir et mitrailler le pilote une fois la vitre éliminée. La versatilité des options de combat rend chaque victoire plus savoureuse : les choix stratégiques sont récompensés, et c'est toujours une sensation agréable dans le feu de l'action.

J'ai quitté cette zone pour me rendre dans le monde du jeu à proprement parler : une mer sans fin aux eaux bleutées que j'ai explorée à bord d'un sous-marin. Cette carte rappellera à certains le monde de Donkey Kong Country 3 sur Super Nintendo, car je pouvais diriger le sous-marin où bon me semblait et explorer n'importe quel lieu intéressant. Mais de temps en temps, un vaisseau ennemi apparaissait au loin, et je pouvais l'affronter au cours d'une bataille navale.
Le combat à bord du sous-marin est simple et efficace. Plusieurs lignes en pointillés représentent la trajectoire et la portée de l'arme. Tout ce qu'il me reste à faire, c'est d'aligner cette ligne avec le vaisseau ennemi, et les canons tirent immédiatement. Après quelques tirs, l'ennemi coule et je peux récupérer tranquillement mon butin. Bien qu'elles ne soient pas aussi complexes que le système de combat principal, ces petites escarmouches sous-marines ajoutent un peu de vie à la carte et brisent la monotonie du voyage entre deux îles.
Mais la démo de SteamWorld Heist II ne m'a permis que d'effleurer la surface du jeu et je suis maintenant impatient d'en découvrir plus. Il s'agit d'une suite qui aura mis neuf ans à arriver après tout, et si le cadre est passé d'étoiles célestes à des étoiles de mer, le système de combat au tour par tour garde toujours de son charme. Ajoutez à cela un monde ouvert avec des batailles de sous-marins, et nous assisterons peut-être à un autre succès de l'univers SteamWorld lors de la sortie de SteamWorld Heist II le 8 août sur l'Epic Games Store.