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Comment Arknights: Endfield m'a appris à arrêter de m'inquiéter et à aimer les jeux gacha

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Dave Tach
18 mai 2026

La première fois que j'ai lancé Arknights: Endfield, j'ai pensé à Pokémon

Quand ces jeux sont sortis pour la première fois sur Game Boy, j'étais un adolescent snob qui pensait être trop vieux pour y jouer. J'ai ensuite vu Pokémon devenir un phénomène culturel et j'ai passé des années à penser inconsciemment que j'avais raté ma chance. 

Il y a toujours eu une porte d'entrée, déclinée en de nombreuses couleurs et sur plusieurs générations de consoles, mais je m'étais moi-même mis un frein, un peu comme lorsqu'on hésite à se lancer dans les comics : rattraper le retard et atteindre un niveau de compréhension suffisant peut sembler intimidant. Puis j'ai fini par passer outre, jouer à un jeu Pokémon, apprendre ses codes et tomber amoureux de la licence. 

Plusieurs années plus tard, je me suis retrouvé dans une situation similaire, cette fois avec les jeux gacha, un genre nommé d'après un mot que je n'avais jamais entendu et que je ne comprenais pas, et qui semblait soudainement omniprésent après la sortie de Genshin Impact. Au moins, je peux dire que je n'ai pas fait la même erreur. Au moins, je peux dire que je me suis essayé à quelques-uns des plus grands titres. 

Par contre, ce que je ne pouvais pas encore dire jusqu'à très récemment, c'est que je me sentais à l'aise avec les jeux gacha. 

Voici Arknights: Endfield, ma tentative la plus récente et la plus convaincante d'apprendre un tout nouveau langage vidéoludique. Ce parcours vers la maîtrise m'a dérouté, submergé, instruit… et remis à ma place. Mais il a aussi fait de moi un fan. 

Arknights Endfield Combat de boss
Attrapez-les tous version gacha

Je pensais ne pas savoir ce qu'était un jeu gacha. Mais j'avais tort, et la raison est les grands magasins des années 80.

Quand j'étais enfant, assez petit pour que ma mère doive me traîner avec elle pendant ses courses, mes magasins préférés étaient ceux avec des distributeurs dans le hall. Et mon passe-temps favori, c'était de supplier ma mère de me donner une pièce pour pouvoir la glisser dans une fente, tourner une manivelle métallique et récupérer une boule de chewing-gum dure comme de la pierre ou une bague araignée en plastique poussiéreuse, livrée dans une capsule transparente en plastique. 

En y réfléchissant, c'est plus ou moins une machine à gacha, même si elles étaient clairement bien plus sophistiquées que les distributeurs du Hills en 1987. Il y avait des capsules avec des jouets à l'intérieur, mais les versions japonaises remontent aux années 1960 et portaient un nom : gachapon, ou simplement gacha. 

Avant de me plonger dans Arknights: Endfield, j'ai fait quelques recherches car je voulais mieux comprendre ce qu'était un jeu gacha. Je voulais savoir à quoi m'attendre, et voilà ce que j'ai appris : ce qui consistait autrefois à tourner physiquement une manivelle pour obtenir un prix est devenu numérique et s'est transposé au jeu vidéo. 

Dans les jeux vidéo, il existe des objets désirables, et d'autres beaucoup moins. Donc, dans le jargon des jeux gacha, vous « tirez » (j'imagine toujours le levier sur le côté d'une machine à sous) et obtenez, idéalement, de magnifiques récompenses. 

Le concept, au fond, n'a rien de sorcier. Mais la façon dont il fonctionne concrètement dans les jeux est un peu plus complexe. Armé d'un savoir accumulé à la vitesse d'un colibri pendant le téléchargement de Arknights: Endfield depuis l'Epic Games Store (y compris grâce à un article de l'EGS sur les jeux gacha) je me lance.  

Arknights Endfield Endministrator
Un jeu d'une richesse folle  

La séquence d'ouverture d'Arknights: Endfield enchaîne pendant 30 minutes des combats fantasy survitaminés à l'épée, de l'exploration propulsée par tyroliennes et une traversée de toundras enneigées, avant un final grandiose où je me retrouve, aux côtés d'alliés apparus au dernier moment, face à un boss de la taille d'une montagne. 

Le jeu de base ne s'éloigne finalement pas tant de cette mission d'introduction, en offrant presque constamment l'occasion de manier mon épée, d'enchaîner des attaques explosives avec mes coéquipiers, d'explorer un monde ouvert et de gagner une quantité délirante de devises en tous genres pour mes efforts. 


Arknights: Endfield est un jeu très axé sur la narration, avec des cinématiques remplies de personnages et d'éléments de lore à chaque étape de mon aventure. Après cette introduction explosive, je me suis réveillé d'un sommeil de dix ans à bord de l'OMV Dijiang, la base d'Endfield Industries et mon nouveau foyer. J'y ai appris que j'étais l'Endministrateur, un poste manifestement important à bord de ce vaisseau spatial en orbite basse autour d'une lune gigantesque nommée Talos-II. Nous récupérons des ressources comme l'Originium à la surface, les raffinons, puis fabriquons toutes sortes de choses à bord du Dijiang. 

J'apprends tout cela exactement en même temps que mon personnage, grâce à une femme nommée Perlica, chargée de me rappeler que je suis un leader, un combattant, un inventeur de génie edisonien, bref, un sacré héros. Et il s'avère qu'elle aussi. 

Au fil de la campagne, je rencontre naturellement de nouveaux personnages, dont certains peuvent rejoindre mon équipe de quatre combattants (et oui, les pandas humanoïdes géants comptent comme des personnes). Perlica devient immédiatement mon compagnon d'aventure favori et une présence constante à mes côtés. 

Les missions qu'on me confie ne sont pas particulièrement compliquées, et les combats sont rapides, spectaculaires et rythmés par des techniques impressionnantes que l'on déclenche en remplissant des jauges à chaque coup porté. Continuez simplement d'appuyer sur les boutons, et tous les personnages de votre groupe entrent dans l'action, réduisant les barres de vie ennemies en énormes segments horizontaux. 

Puis j'ai commencé à prendre mes marques sur Talos-II. 

Pendant plus de dix heures sur Arknights: Endfield, j'ai eu l'impression que presque chaque mission m'apprenait une nouvelle mécanique. Cela inclut l'importante composante de construction, qui ressemble presque à un jeu dans le jeu. Non seulement je dois trouver et récolter des ressources sur Talos-II, mais je dois aussi les raffiner pour en faire des composants utiles et fabriquer des objets comme des armures. Le jeu fait un excellent travail pour m'enseigner les bases, mais le guide de l'Epic Games Store consacré à la maîtrise de la fabrication a transformé mes connaissances superficielles en une compréhension bien plus approfondie. 

Et je n'étais pas perdu. Je me surprenais à penser : « Ce n'est pas si mal, finalement. » 

Et je continuais aussi à me demander : « Bon… il arrive quand, le côté gacha ? » Il a fallu plus de quatre heures à Arknights: Endfield pour introduire les tirages, et c'est à ce moment-là que le jeu a commencé à me demander un peu plus d'investissement. 

Arknights Endfield Recrutement
Voir à travers la Matrice

C'est drôle. Je ne réalisais pas à quel point il était pertinent que je pense à Pokémon. Il s'avère que la série qui consiste à tous les attraper partage une certaine affinité avec les jeux gacha, où vous collectionnez des opérateurs ou des alliés qui combattent à vos côtés. Dans Arknights: Endfield, collectionner tous les personnages vous permettra d'assembler une équipe redoutable. 

Chaque jour, je passais des heures à jouer à Arknights: Endfield, et chaque jour, je recevais les récompenses quotidiennes du jeu. Certaines choses me dépassaient complètement, mais j'ai fini par comprendre qu'il n'y avait pas besoin de stresser pour autant. Le jeu m'a toujours communiqué exactement ce que je devais savoir au moment opportun, et je pensais qu'il en serait de même pour le système de gacha.

Mais j'étais impatient de me lancer dans les tirages. Il y avait littéralement un levier dans le jeu, qui m'appelait vers lui. 

Lors de mon quatrième jour de jeu consécutif, j'ai été récompensé par de nombreux objets en me connectant, comme tous les autres jours. Je comprenais encore très peu de choses, mais je me sentais plus à l'aise et j'ai décidé de lire la description de chaque objet. J'ai alors découvert, à ma plus grande surprise, qu'un personnage six étoiles, le tirage le plus rare possible du jeu, m'était garanti. Puis j'ai vu la liste des personnages… et je suis resté figé. Je n'avais absolument aucune idée de qui choisir. 

Et c'est là toute la beauté de la chose : comme dans toutes les autres parties d'Arknights: Endfield, je n'avais pas besoin de savoir tout de suite. Je savais que les développeurs allaient me l'expliquer au bon moment, parce qu'ils avaient gagné ma confiance. Je me disais que je l'apprendrais quand ils voudraient que je l'apprenne. 

Et puis le lendemain, j'ai percé le mystère de la Matrice. 

J'ai reçu de nombreux permis HH agréés en jouant et en me connectant. En fait, HH signifie Headhunting, le nom que donne Arknights: Endfield aux tirages. Je suis donc allé dans le menu, j'y ai confirmé que j'en avais plusieurs, puis j'ai navigué jusqu'au menu Headhunting (Chasse aux têtes). C'est à ce moment-là que j'ai réalisé que j'avais la garantie d'obtenir un personnage six étoiles après un certain nombre de tirages. Et j'avais beaucoup de tirages disponibles. 

Et soudain, je l'ai compris, comme je m'y attendais :

  • Vous gagnez de la monnaie qui vous permet d'effectuer des tirages. 
  • Vous tirez. Peut-être que vous aurez de la chance. Vous obtiendrez probablement quelque chose de tout à fait convenable. 
  • Le jeu se montre indulgent envers vous et vous garantit une récompense incroyable après un certain nombre de tirages. 
  • Le résultat : vous accumulez de la monnaie jusqu'à ce que l'incroyable récompense soit garantie. 


C'est le moment ou jamais ! Fini le temps d'hésiter, j'ai fait tirage sur tirage, et sans même m'en rendre compte, j'avais un personnage six étoiles. 

Et puis j'ai compris. J'avais compris l'attrait. Tout tourne autour du fait de mériter le droit de tenter sa chance pour obtenir des récompenses aléatoires sur des bannières. C'est ça, le gacha. 

Mon Lifeng six étoiles est devenu le nouveau membre de mon équipe, prêt à éclater les méchants et sauver le monde. Et j'avais le sourire chaque fois que je regardais ce nouveau membre de mon groupe. C'est moi qui avais réussi ça. J'avais enfin compris. 

Arknights Endfield Six étoiles Lifeng
Tant de choses à apprendre

J'ai eu exactement les mêmes pensées à propos de deux jeux totalement différents au cours du mois dernier environ. Alors que je me familiarisais avec Crimson Desert et Arknights: Endfield, je ne pouvais m'empêcher de penser : « Il y a tellement de contenu dans ce jeu. » « S'il y a une limite maximum à la quantité de contenu que l'on peut intégrer dans un jeu, alors celui-ci l'a atteinte. »  

Je suis un champion du monde de la suranalyse, et mon cerveau est constamment en train de passer mes échecs au crible, convaincu que je passe à côté de l'évidence et que je fais tout de travers. Peut-être, me demandais-je en jouant à Arknights: Endfield, que je suis simplement ce doux enfant d'été qui ignore encore tout ce qu'il ne sait pas. 

Eh bien, si c'est le cas, alors j'accepte avec plaisir cette ignorance heureuse du moment. Rien, dans ce jeu, ne donne l'impression d'être artificiellement verrouillé. Rien, durant mes plus de dix premières heures de jeu, ne m'a donné le sentiment que je devais échanger de l'argent réel contre des récompenses en jeu. J'ai déjà plus de choses que je ne sais quoi en faire. Peut-être que cela changera un jour, lorsque je comprendrai tout en profondeur. Mais ce jour n'est pas aujourd'hui, et tant que ce ne sera pas le cas, je suis parfaitement satisfait d'avoir autant de jeu gratuitement et d'apprendre au fil de l'expérience. 

J'ai passé environ 15 h à jouer à Resident Evil Requiem plus tôt cette année. C'est exactement le genre de jeu narratif AAA très axé campagne que j'adore. Ça m'a coûté une belle somme, et je suis très satisfait de cet échange entre mon argent et le plaisir offert par Capcom. J'ai presque passé autant de temps sur Arknights: Endfield, et je m'amuse comme un petit fou dessus. Et il ne m'a pas coûté un centime, tout en m'apprenant plus de choses sur les jeux gacha que je n'en avais jamais su auparavant. Franchement, difficile de faire meilleure affaire. 

Si ce genre d'aventure vous intrigue, l'Epic Games Store regorge de jeux gacha, de Arknights: Endfield à Genshin Impact, en passant par Infinity Nikki, Honkai: Star Rail, Snowbreak: Containment Zone et Wuthering Waves. À ce stade, je crois que je suis conquis, alors si vous me croisez, n'hésitez pas à me dire bonjour, Endministrator.